S’orienter à l’heure numérique : Webclasseur et E Portfolio pour éduquer aux moyens de l’époque (Jean-Marie QUIESSE)

Jean-Marie QUIESSE, Psychologue, Directeur Onisep, Conseiller d’orientation-psychologue, expert en orientation de carrière. Association «apprendre et s’orienter», 07 rue d’Alger – 34000 Montpellier http://www.apprendreetsorienter.org

 S’orienter à l’heure numérique : Webclasseur et E Portfolio pour éduquer aux moyens de l’époque

Mots-Clés : Approche orientante - orientation – Numérique – Webfolio - Webclasseur - E-portfolio - Projet personnel et professionnel - Sentiment d’efficacité personnelle – Gestion informationnelle

Domaine de l’éducation : Orientation – TIC - Documentation

 

1. Apprendre et s’orienter

Suite à une carrière professionnelle consacrée au Conseil et à l’information pour l’orientation, c’est dans le cadre de l’association « apprendre et s’orienter » que se situe cette intervention évoquant les théories qui sous tendent la création de supports de gestion informationnelle numérique comme le Webfolio de Repères (Québec)[1] ou le Webclasseur de l’Onisep. Ces fondements s’inspirant des travaux de Rufino,  Pelletier et Bandura, ont, croisés avec de nombreuses recherches actions, irrigué également l’expérience E portfolio menée avec le Département Informatique de l’IUT de Montpellier.

2. Le contexte d’orientation professionnelle au cœur de la troisième révolution industrielle

La révolution industrielle du 19ème siècle avait profondément modifié le paysage économique, l’organisation du travail, les représentations mentales des sociétés, marqué les habitudes, les politiques nationales et le concept d’orientation professionnelle. Or, au siècle suivant, « pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’homme a inventé une machine qui peut tout faire à la condition de lui dire comment, c’est l’ordinateur. » (Bernatchez, 2011)[2]. Dans la mouvance alors induite par l’accélération de la circulation des informations, se substituant au concept de progrès, la notion de changement semble devenue une valeur universelle, un but à atteindre à l’aune de laquelle chacune et chacun est récompensé. Le travail change alors de nature mais les emplois et leurs représentations aussi. Dans un contexte d’internationalisation, les espaces de mobilité s’élargissent ainsi que les champs d’information à traiter, avec leur plasticité. Les personnes,  amenées à gérer eux mêmes leur carrière, deviennent acteurs de leur orientation et, en partie, maîtresses de leurs choix. Plutôt directive à son origine, l’orientation française tend aujourd’hui vers l’accompagnement des parcours d’études et de carrières. Dans cet esprit, il convient alors de développer la capacité de chacune et chacun à diriger sa propre orientation. Cette démarche implique, pour l’intéressé (e), d’apprendre à gérer les informations utiles à la maturation de ses choix professionnels personnels.

3. Vers une approche « orientante »

Les lycéens et les étudiants naviguent aujourd’hui dans le contexte de troisième révolution industrielle évoqué par Rifkins (2012)[3]. Les changements sociétaux et économiques s’accélèrent sous l’effet des nouvelles formes de communication étendue, de l’automatisation des services et des transformations énergétiques. Aujourd’hui ce n’est pas seulement la réalité qui est devenue changement mais le changement qui est notre réalité. Au lieu de traiter du consécutif, c’est tout en construisant ses apprentissages que l’on construit ses parcours. Apprendre et s’orienter opèrent en simultanéité. Les choix s’effectuent alors dans une sorte d’urgence où il convient d’établir rapidement des liens de compétences entre les apprentissages formels et informels.

Dans cet environnement,  s’orienter consiste à construire son parcours singulier au sein d’un système socio-économique donné (Ferré, 2005). L’acquisition des habiletés à s’orienter s’appuie sur une démarche pédagogique qui ouvre des perspectives et met en projet. S’il convient alors de développer, dès l’école, une approche éducative adaptée à l’époque, elle doit être orientante[4]. Sa finalité participe alors au développement des habiletés à construire son devenir et rejoint le paradigme de l’apprenance[5]. L’approche orientante tend à créer une configuration de mobilisation des ressources autour de la résolution de problématiques pertinentes[6]. Cela passe par la participation active à la construction de sa propre identité personnelle et professionnelle, dans une démarche qui développe le sentiment d’efficacité décisionnelle à travers la maîtrise des opérations qui préparent les choix individuels. C’est, en effet, dans l’élaboration de parcours de recherche que l’information trouve son sens.

4. Des lycéens et des étudiants en recherche d’information utile

Or, focalisé sur l’obtention du baccalauréat, ayant généralement peu ou pas réfléchi à son insertion professionnelle pendant les années lycée, l’étudiant primo-arrivant entre à l’université avec, au mieux, des intentions et plus souvent seulement des rêves qu’il met parfois longtemps à confronter avec la réalité. Si la question récurrente qui lui est posée est : « Que choisir ? »,  en réalité, à tout moment, celles qui se posent vraiment sont : « au nom de quoi choisir ? » et surtout : « pour quoi faire ? ». Afin de répondre, il doit donc explorer les environnements, évaluer des possibles, positionner ses niveaux de capacité dans une recherche qui nécessite de solides compétences en gestion informationnelle qu’il a très rarement acquise en amont[7]. Si l’on fait l’hypothèse que la maîtrise du devenir passe d’abord par celle des opérations qui le préparent, les inégalités de compétences constatées en ce domaine obèrent pour beaucoup des parcours pourtant ouverts, limitent la créativité et éloignent d’éventuels projets d’entreprenariat. C’est pourquoi, devant l’ampleur des difficultés d’accès à l’emploi des jeunes générations,   l’Union Européenne propose  de développer une orientation « active » qui intègre les différentes dimensions de cette nécessaire gestion[8]

En effet, depuis le développement du Web 2.0, les réseaux numériques participent pleinement d’un processus interactif où se construisent les identités numériques et s’élaborent la représentation des environnements. Selon une opinion partagée mais non vérifiée, l’accès aux technologies du Web semblerait réaliser les conditions de l’autonomie, une autonomie de plus en plus revendiquée par la jeunesse. Pourtant, non éduquée, elle va parfois de pair avec le sentiment de se noyer dans un océan de possibilités alimenté par une information surabondante, mais aussi de plus en plus prédéterminée par le Web3 sémantique qui génère, seul, de la nouvelle information en fonction d’un profilage automatique. Dans cet univers de « travail flottant », de complexité et d’indécision, l’accès à l’emploi repose sur l’information et à la formation utiles qui permettent à chaque personne de se réaliser de façon pertinente.[9] Eduquer en orientation repose alors sur un nouveau paradigme.

5. Eduquer à la gestion informationnelle à travers une approche orientante

« Pour passer du rêve au projet, toute personne a des étapes à franchir, des expériences à vivre, à analyser, des liens à faire entre ce qu’il croit, ce qu’il imagine, ce qu’il pense, ce qu’il veut et ce qu’il perçoit de ses environnements. Ces expériences qui permettent de passer du rêve à l’intention, de l’intention au projet nécessitent souvent un accompagnement spécifique ».[10] Eduquer signifie, alors, amener chacune et chacun à établir des repères dans cet univers fluctuant où « sous l’effet des sciences, sous l’effet aussi des processus démocratiques et sous l’influence des nouvelles technologies de l’information la réalité échappe aux coquilles délimitatives de la pensée formelle » (Pelletier, 2004, p.20)[11]. Cette éducation réside, d’abord, dans l’acquisition d’une bonne démarche informationnelle. Le renseignement y devient en effet d’autant plus porteur de sens qu’il s’élabore dans un milieu « co-actif » où l’on connait et où l’on se fait connaitre en agissant. Bien y organiser sa gestion informationnelle, c’est aussi se garantir un pouvoir de décision personnel ainsi qu’une appropriation durable des environnements où l’on se meut, où l’on agit et où l’on pense.

Si le changement semble normal, garder le statu quo ne l’est pas. C’est pourquoi, dès 2001, le ministère de l’éducation du Québec introduit un nouveau concept, celui d’approche orientante. L’approche orientante s’articule autour de trois axes : se construire une vision du monde, construire son identité et développer son pouvoir d’action. Elle constitue un changement de paradigme en affirmant que les apprentissages ne prennent sens que par la construction du projet de vie, lequel inclut les divers projets professionnels, lesquels contiennent les projets d’études. C’est un modèle d’action et d’organisation qui fait de l’environnement d’apprentissage, à travers la mise en mouvement et la coopération de tous les acteurs, un milieu dynamique au service du développement de la personne dans ses diverses composantes. Elle fait de la compétence à s’orienter la clé de voûte des apprentissages (Ferré, 2005)[12]. Pour les enseignants, il s’agit alors d’organiser le milieu d’apprentissage de telle façon qu’il devienne dynamique et porteur pour chaque personne et qu’il l’amène à construire ses connaissances, ses compétences, son identité, non pour « plus tard » mais « ici et maintenant ». Toutefois, c’est à certaines conditions que la maîtrise des opérations qui préparent l’orientation développe le sentiment d’efficacité personnelle. Or, l’approche orientante parait accompagner une attitude pédagogique spécifique susceptible de développer ce sentiment.[13]

6. Importance des supports numériques pour le développement d’une démarche positive en orientation

Parce que le collège, le lycée et les établissements d’enseignement supérieur sont  déjà des lieux d’orientation mais aussi ceux du développement des capacités à s’orienter[14], il convient de lier apprentissages et orientations par l’organisation d’une approche centrée sur l’accompagnement d'un travail informationnel : faciliter et raccourcir le temps d’accès et de recherche, vivre des expériences structurantes, organiser des temps interactifs d’échanges et de débats, développer les compétences d’une bonne gestion, construire des habitudes décisionnelles pour faciliter les choix. C’est pour répondre à ce défi que des organismes travaillent à créer des outils adaptés. Ainsi le Webfolio de Repères, utilisé par tous les élèves du Québec existe depuis plus de 10 ans[15]. Dans le même  esprit de participation à cette démarche éducative, l’Onisep a créé le Webclasseur qui s’intègre dans l’cquisition des compétences 4, 6, 7 du Socle Commun. [16]

Le Webclasseur de l’Onisep

Le Webclasseur est quelque sorte un classeur d’information équipé d’une puissante interface. Il comporte un portail susceptible de permettre un accès rapide aux ressources utiles et pertinentes[17]. « Il s’adapte aux différentes étapes de la construction de l’orientation, dès la classe de cinquième, jusqu’en terminale et permet de fédérer toutes les actions menées dans l’établissement scolaire en leur donnant de la cohérence »[18]. Car c’est aussi un lieu d’échanges qui comprend trois espaces : un espace équipe éducative où chaque acteur peut avoir son domaine, un espace élève accessible uniquement par l’élève et son professeur, un espace classe où vont transiter et s’échanger les informations, enfin une messagerie interne. Il est enfin l’objet d’une innovation pédagogique : les parents ont accès à l’espace classe et peuvent ainsi participer au dialogue d’orientation.

L’objet du Webclasseur est de contribuer à faire de l'élève un agent majeur et donc, dans la mesure du possible,  un auteur de son orientation par la construction d'une démarche où l'information devient un renseignement individualisé, utile pour son projet. Espace formalisé et contextualisé pour une fonctionnalité précise de gestion informationnelle, le Webclasseur peut être considéré comme un incubateur, parce qu’il induit une communication interactive de partage entre l'Onisep, l'équipe éducative, l'élève et ses parents. Facilitant l’accès rapide aux ressources utiles[19], il permet aussi de dégager le temps de l’échange et de la maturation des choix.

Les conclusions de l’expérimentation réalisée en 2009[20] ont déjà fait l’objet de communications[21]. Elles montrent que, tant du côté des élèves que des équipes éducatives, le Webclasseur est vécu comme un outil « mobilisant »[22]. On peut dire qu’il crée un sentiment d’efficacité personnel parce qu’il met à disposition des modalités d’accès aux ressources simples et pertinentes qui donnent envie de chercher et d’aller plus loin. Les espaces de partage en font aussi un outil « coopératif » qui active l’échange d’informations en classe, la communication entre les acteurs, apporte une cohésion d’ensemble et ouvre à la réflexion. En termes « d’infusion »[23], on peut aussi considérer que le webclasseur apporte davantage de sens aux contenus disciplinaires. C’est enfin un outil qui correspond à l’évolution des pratiques d’accès et de traitement de l’information en termes de choix personnel. En effet, il développe des conduites autonomes[24] parce qu’il aide à la construction de compétences individuelles dans le domaine de la gestion informationnelle et décisionnelle[25]. Son utilisation se trouve facilitée là où il existe un véritable projet pour l’orientation. Il participe alors concrètement à l’élaboration d’une approche orientante où tout concourt à lier les apprentissages et la construction de parcours individuels de formation et d’insertion. Il contribue à une démarche de problématisation spécifique au domaine de l’orientation dont l’objet est la construction de son devenir personnel et professionnel. L’objet de la gestion informationnelle est bien, en ce domaine, de contribuer à l’élaboration formalisée de projets éclairés où les compétences décisionnelles consistent alors à savoir dégager les éléments pertinents pour conduire à une expression raisonnée des choix de parcours et ainsi, à travers l’élaboration de simulations, induire un comportement d’autorégulation[26]

Conclusion

Que ce soit en proposant, dès 2006, suite à l’expérience pratique québécoise,  le Webclasseur français à l’Onisep[27], ou à travers les expérimentations réalisées par Stéphanie Mailles-Viard Metz à l’université de Montpellier en 2010, nous avons fait l’hypothèse que les e-portfolio, lorsqu’il est orientant et inscrit dans un projet institutionnel de préparation à l’orientation, peut être un outil personnel structurant, bien au-delà du simple traitement documentaire, la démarche de gestion informationnelle. En effet, tout individu, pour se définir, se construit par des choix, des activités, des idées, des conduites qui forment son identité. La représentation que l’on construit de soi est particulièrement soumise à la structure des outils médiatiques utilisés. Par ailleurs, « Plus l’efficacité perçue à gérer de l’information est grande, plus le niveau de capacité à choisir, une formation ou une profession, est élevé » (Bandura 2003)[28]. L’outil numérique permet de matérialiser et de communiquer une succession de projets professionnels valides, cohérents avec le projet de vie. Ce support permet d’apprendre à lire et écrire dans des situations et des contextes divers puisque « Savoir s’y lire et s’y écrire est aussi une manière d’induire du devenir dans l’immédiateté apparente » (Pelletier 2004). L’utilisation d’outils internet pour la présentation de soi est aussi une opportunité en termes de valorisation personnelle. Et savoir se valoriser permet à chacun d’accroitre son sentiment d’efficacité personnelle. Et, plus les élèves et les étudiants croient en leur capacité à répondre aux exigences éducatives et à exercer une profession, mieux ils se préparent aux différentes carrières. Enfin, les travaux de Lent démontrent également l’existence d’une relation directe entre le Sentiment d’efficacité personnelle (SEP) et le développement des intérêts (Blanchard 2008)[29].

 

 

 


[1] QUIESSE.J-M. (2007) Cahiers Pédagogiques – Paris - Qu’est-ce qui fait changer l’école ? - Dossier 2 : L’école au Québec – L’élève, premier agent de son développement

[2] BERNATCHEZ J-C. (2011). Le travail face à la mondialisation : croyances, hypothèses et conséquences perçues. Revue internationale sur le travail et la société, 9(1), 41-56.

[3] RIFKINS J. (2012). La troisième révolution industrielles, éditions Les Liens qui Libèrent

[4] « La nécessité de disposer en permanence d’une pluralité de repères à questionner et à relativiser, quels que soient les âges de lavie, définit en conséquence ce que l’on peut appeler ici l’approche orientante » BOUTINET J.-P. (2006) « Approche orientante et vie adulte » in Actes du colloque L’approche orientante, des changements pour l’école et l’entreprise, Montpellier.

[5] CARRE P. « Ce nouveau paradigme de l’apprendre vient suppléer les déficiences de l’ancien paradigme de la formation et de l’enseignement… L’organisation apprenante…n’est pas une organisation « enseignante » : elle est supposée favoriser, faciliter,accompagner, développer… les apprentissages. », 2000

[6] Le renseignement pertinent est celui qui fait sens parce qu’il s'intègre dans un projet personnel porteur. L’information pertinente associe le choix à la motivation.

[7] ENDRIZZI L. (2013) Enseignants et étudiants : des visions et des pratiques décalées – Paris, Institut français de l’éducation (IFE)

[8] QUIESSE JM (2013) L’accès à l’emploi des jeunes générations  dans un contexte de régulation de l’orientation  - CEREQ -Territoires, enjeux économiques  et sociaux : quel engagement  partagé des acteurs ? 6e Université d’été « Emploi, compétences et territoires» Échanges du Céreq R E L I E F 41 sous la direction de Stéphane Michun

[9]QUIESSEJ.-M., FERRE D., RUFINO A., (2007). L'approche orientante : une nécessité – Tome 1, Oser l'approche orientante, pourquoi ? - Tome 2, Oser l'approche orientante, comment ?, Qui plus est éditions. ISBN: 978-2-917296-00-4

[10] FERRE D. (2005) Pour une approche orientante de l’école française, Paris, Qui plus est

[11] PELLETIER D. (2004) L’approche orientante, la clef de la réussite scolaire, Septembre éditeur, Québec.

[12]  FERRE D. (2005) Pour une approche orientante de l’école française, Paris, Qui plus est

[13] QUIESSEJ.-M., FERRE D., RUFINO A., (2007). L'approche orientante : une nécessité – Tome 1, Oser l'approche orientante, pourquoi ? - Tome 2, Oser l'approche orientante, comment ?, Qui plus est éditions. ISBN: 978-2-917296-00-4

[14] RUFINO A. : l’école est le seul endroit, le seul moment, la première communauté éducative élargie où une personne à l’occasion d’apprendre à construire un projet, cette compétence utile tout au long de la vie- Actes du colloque 2005 « l’approche orientante, des changements pour l’école et l’entreprise », Montpellier.

[15] QUIESSE JM, FERRE D, RUFINO A. L’approche orientante, une nécessité : Oser l’approche orientante, Paris, Qui Plus Est, 2007

[16] Compétences définies dans le Socle commun (Décret n° 2006-830 du 11 juillet 2006) -  Compétence 7 « L’autonomie et l’initiative » : attentes d’implication des apprenants dans leurs apprentissages ; construction, par l’élève, de son orientation ; Compétence 4 « La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication » : l’élève doit faire un usage responsable des TIC ; Compétence 6 « Les compétences sociales et civiques » : notions de responsabilité et de liberté et le lien qui existe entre elles.

[17] Le renseignement pertinent est celui qui fait sens parce qu’il s'intègre dans un projet personnel porteur. L’information pertinente associe le choix à la motivation.

[18] ROUX C. Chef du département Pédagogie et médiation de l’information, ONISEP national.

[19] Des informations sur ce qu’il est nécessaire et suffisant de savoir pour fonder une conduite efficace. (RUFINO A.) Les besoins portent principalement sur les environnements professionnels et d’emploi, les itinéraires et niveaux de formation à atteindre, ses propres potentialités et ses domaines d’intérêt.

[20]Brigitte MAURER Jean-Marie QUIESSE (pilotage, concept) , Nourya MZE MBABA, stagiaire étudiante en Master professionnel « Conseil et Formation en Education » (Montpellier III), Olivier BRUNEL, Dominique CHARVE et Sophie SALVADORI (ingénierie, interviews), Julien RENE (informatique et web), Christine TOUR (secrétariat), Chantal SCIBBARRASI (relectures) Dominique SALIBA Directeur de l’Institut de la Simplification, Richard ETIENNE Professeur à l’Université Montpellier III, 5 chefs d’établissement, 12 professeurs, 6 professeurs documentalistes, 3 conseillers d’orientation-psychologues et 4 directeurs de CIO (Nîmes centre, Béziers, Narbonne, Castelnaudary).

[21] Séminaire le 12 juin 2009 au Lycée Jean Jaurès de Saint Clément de Rivière (34), organisé par l’Onisep et le Rectorat de Montpellier - Symposium « approche orientante » du colloque international de l’association francophone d’éducation comparée: « orientation et mondialisation », Dijon le 22 juin 2009 animé par le professeur Richard Etienne - 29 juin séminaire d’étude organisé par l’université Paul Valéry de Montpellier (département des Sciences de l’éducation) : animé par le professeur Richard Etienne

[22] Il améliore  le travail partagé entre les élèves, avec les adultes mais aussi avec les environnements de vie. Il crée un climat qui éveille le désir de réussir et de s’orienter

[23] Démarche qui consiste à donner plus de sens à l’apprentissage des disciplines scolaires en mettant en évidence leur intérêt non seulement social et culturel, mais aussi en termes de développement de compétences personnelles et professionnelles.

[24] L’autonomie est une condition de la réussite scolaire, d’une bonne orientation et de l’adaptation aux évolutions de sa vie personnelle, professionnelle et sociale. Socle commun de connaissances et de compétences : Décret n° 2006-830 du 11 juillet 2006

[25] SAVARD, R., GINGRAS, M. ET TURCOTTE, M. (2002). Delivery of career development information in the context of informationcomputer technology. International journal for educational and vocational guidance, 2(3), 173-191.

[26]Ainsi l’utilisation de modèles structurés de stockage et de hiérarchisation des renseignements pourraient faciliter l’émergence de tendances, nourrir des réflexions et faire construire des hypothèses. Il serait aussi intéressant de confronter des intentions exprimées avec des profils, croiser des compétences avec des intérêts et des potentialités, créer des liens entre les matières scolaires et les carrières.

[27] Espace formalisé et contextualisé pour une fonctionnalité précise de gestion informationnelle, le webclasseur peut être considéré comme un incubateur, parce qu’il induit une communication interactive de partage entre l'Onisep, l'équipe éducative, l'élève et ses parents. Facilitant l’accès rapide aux ressources nécessaires, il permet aussi de dégager le temps de l’échange et de la maturation des choix.

[28] BANDURA A. (2003) Auto efficacité : le sentiment d’efficacité personnelle, trad. J Lecomte, De Boeck

[29] BLANCHARD, S. (2008). Introduction : sentiments d’efficacité personnelle et orientation scolaire et professionnelle, L'orientation scolaire et professionnelle, 37/1. http://osp.revues.org/index1582.html