Le rôle du chef d’établissement scolaire catholique, dans un milieu islamo-chrétien, au Liban

Charbel OUBA

Ecole Doctorale « Religion, Culture et Société »

Catholic University of Paris, France

Mots clés : Chef d’établissement scolaire catholique, Liban, milieu islamo-chrétien, direction scolaire.

 

La présence des chrétiens au Liban, ainsi qu’au Moyen-Orient, diminue de jour en jour. Selon une étude statistique faite par El-Hage (2013) les chrétiens représentent actuellement 34% et les musulmans 66% de la population libanaise, tandis qu’avant 1975 ils représentaient respectivement 75% et 25%. Une importance vague d’émigration est provoquée par les persécutions, la pauvreté ou le manque de travail causés par une guerre permanente depuis une trentaine d’année, déclenchée le 13 avril 1975 (Dumont, 2005). La question posée aujourd’hui porte sur la présence et l’avenir de l’école catholique au Liban (ECL), le nombre de chrétiens étant en constante décroissance, ainsi que sur sa mission auprès d’un public qui ne partage pas la même foi puisque le nombre d’élèves musulmans devient de plus en plus important.

À la rentrée scolaire 2012-2013, et selon les études statistiques du Secrétariat Général de l’École Catholique au Liban (SGEC-L), le nombre d’élèves non catholiques (chrétiens non-catholiques et musulmans) inscrits au sein de l’école catholique représentait 40%. Ce chiffre nous a impressionné et nous a amené à nous interroger sur le rôle de l’enseignement catholique dans un pays multiconfessionnel dont la majorité des chefs d’établissement sont des religieux[1]. Nous nous sommes donc posé les questions suivantes : comment peut-on interpréter ce chiffre ? Serait-il dû au niveau scolaire des études, aux valeurs morales incarnées par l’école catholique ou bien à la présence des religieux à la tête des établissements scolaires catholiques ? Qu’est-ce qui spécifie la mission des religieux comme chef d’établissement scolaire dans un cadre islamo-chrétien au Liban ? Dans quel mesure, le chef d’établissement, qu’il soit religieux ou laïc, influence le style de direction pour inciter les parents, chrétiens et/ou musulmans, à inscrire leurs enfants au sein de l’école catholique ? Comment les chefs d’établissement, laïcs ou consacrés, qui dirigent des écoles catholiques au Liban pourraient-ils achever une mission spirituelle dans un milieu d’une majorité musulmane ? D’où ma question capitale de cette recherche : Dans quelle mesure le statut et l’identité personnelle du chef d’établissement scolaire catholique, qu’il soit religieux ou laïc, incite les parents musulmans à inscrire leurs enfants au sein de l’école catholique au Liban ?

Pour répondre à ces questions ainsi que d’autres soulevées durant la recherche, et comme les études sur les fonctions et le rôle du chef d’établissement (CE) sont rares au Liban, nous avons effectué une étude de terrain menée par des questionnaires et des entretiens semi-directifs destinés aux chefs d’établissement (CsE), aux parents d’élèves (chrétiens et musulmans), ainsi qu’aux directeurs des cycles et aux enseignants – cette étude de terrain a été effectuée dans 15 établissement scolaires catholiques au Liban, entre mai-septembre 2012, pour une recherche doctorale.

Pour commencer, nous avons jugé utile et important de présenter le développement de l’école catholique au Liban (ECL), nous analyserons ensuite les fonctions, les tâches et le rôle du chef d’établissement scolaire catholique au Liban (CESCL) pour présenter, dans en troisième temps, les attentes des parents ainsi que les défis et les enjeux de la mission éducatives des religieux dans la direction scolaire dans un milieu islamo-chrétien, afin d’arriver à décrire l’effet du chef d’établissement, qu’il soit religieux ou laïc, sur l’établissement et la réussite des élèves. Enfin, pour terminer notre propos, nous présenterons nos recommandations de la recherche et proposerons une ouverture à des études plus profondes par des questions diverses.

I- Le développement de l’école catholique au Liban

L’histoire de l’école catholique est inséparable de l’histoire du Liban. Tout comme le Liban, pays d’échanges à tous les niveaux entre l’Orient et l’Occident, l’école catholique a pris de l’élan après le synode libanais de 1736, réuni au couvent du Notre Dame de Louaïze – au nord de Beyrouth – et qui ordonna aux évêques, aux chorévèques, aux prêtres et aux supérieurs des monastères « qu’ils désignent un maître là où il n’y en a pas un, qu’ils inscrivent les jeunes capables d’apprendre et qu’ils enjoignent à leurs parents de les conduire à l’école, par force, s’il le faut » (synode patriarcal maronite, 2008, p. 551). Ainsi, l’Église au Liban fut-elle l’initiateur de l’enseignement obligatoire et gratuit – puisque les frais de la scolarité des enfants étaient assurés par les couvents et les monastères – bien avant la révolution française (1789) et les initiatives des penseurs modernes. De plus, l’EC a toujours été au service de la société libanaise « sans distinction de race ou de religion. Tout au long de son histoire, elle a été ouverte pour ceux qui apprécient l’éducation de qualité qu’elle assure » (SGEC-L, 2002, p. 9).

 

L’école catholique au Liban en quelques chiffres

Les régions libanaises ont beaucoup souffert du déplacement et de l’exode de leurs minorités confessionnelles. Ceci a abouti à la concentration des chrétiens dans des régions spécifiques ainsi que les musulmans et les druzes dans d’autres régions. Bien que les chrétiens et les musulmans se soient concentrés dans leurs régions respectives, l’EC n’a pas suivi le même parcours. Elle est demeurée pionnière d’unité et signe de paix sur tout le territoire libanais.

Selon le service des statistiques du SGEC-L, l’enseignement catholique au Liban aujourd’hui comprend 361 écoles, présentes sur tout le territoire libanais, y compris les régions les plus éloignées, où la majorité des habitants dans ces régions sont des musulmans ! Malgré les dévastations de la guerre, l’EC s’est bien maintenue à plus d’un niveau, notamment en ce qui concerne le taux de scolarisation des élèves au Liban qui atteint 22% de l’ensemble des élèves grâce au niveau d’éducation qu’elle maintient et au programme d’étude bilingue et même trilingue (arabe, français et/ou anglais) avec une ouverture marquée sur les sciences et la technologie moderne. Le tableau 1 ci-dessous résume la réalité de l’école catholique au Liban à la rentrée 2012-2013.

 

Tableau 1 : Répartition des écoles, des religieux, des élèves, des enseignants en nombre et en pourcentage

Groupes scolaires adhérents à l’ECL

59 (Patriarcats, diocèses, congrégations)

Nombre d’établissements scolaires

361 établissements dans tout le pays

Nombre d’enseignants à l’ECL

16 400 enseignants (chrétiens et musulmans)

Nombre de religieux à l’ECL

981 prêtres, religieux et religieuses

Nombre de religieux chef d’établissement

329 prêtres, religieux et religieuses

Nombre d’élèves dans l’ECL

192 000 élèves

% du nombre d’élèves non-catholiques

12 % des élèves (orthodoxes et protestants)

% du nombre d’élèves non-chrétiens

24 % (musulmans)

% de scolarité des élèves

21,5 % des élèves au sein de l’ECL

Source : Département de statistiques au SGEC-L

Par ailleurs, selon la présentation des chiffres dans le tableau, ci-dessus, les 361 écoles catholiques appartiennent à 59 groupes scolaires entre les patriarcats, les diocèses, les ordres ou les congrégations, fédérés au SGEC-L. Elles scolarisent 192 000 élèves, soit 21,5% de l’ensemble de la population scolaire au Liban. 90% des CsE sont des religieux (soit 329/361), ceci ne posant manifestement aucun problème aux parents appartenant à une autre confession ou communauté religieuse qui inscrivent leurs enfants au sein de l’EC. Tout cela est prouvé par le nombre d’élèves musulmans inscrits dans l’ECL (24%).

Néanmoins, lors d’un entretien avec un supérieur général d’une congrégation religieuse masculine, ce dernier a dit : « On ne peut pas confier la direction scolaire de nos établissements à un laïc ! » (Supérieur général). Cette parole est due à une mauvaise expérience vécue dans un établissement scolaire sous la tutelle de sa congrégation.

Notre question de recherche porte sur la différence de statut, entre les religieux et les laïcs comme directeurs scolaires catholiques, ainsi que sur ces paradoxes : d’une part, des parents musulmans inscrivent leurs enfants au sein de l’enseignement catholique, et, d’autre part, des parents chrétiens abandonnent l’EC pour se diriger vers les écoles publiques, sachant que ces dernières n’assurent pas le même niveau éducatif dans la majorité des régions libanaises et qu’elles sont loin de posséder le même équipement et ressource que celui des écoles privées au Liban (Al-Jammal, 2007).

 

II-Le chef d’établissement scolaire catholique au Liban

Le chef d’établissement scolaire catholique (CESC) tient un rôle important dans la réussite de la vie scolaire, il doit donc être à la hauteur de ce rôle qui dépasse la stricte administration. Tout d’abord, le CES est un organisateur, puisqu’il lui revient de faire fonctionner l’énorme structure humaine et matérielle que constitue un établissement. Il est aussi un médiateur, son rôle est de gérer les conflits. Il lui appartient de gérer les crises et les difficultés, de créer et de diffuser une culture commune. Enfin et surtout, le CES est un décideur : c’est à lui, dans un contexte de concertation, de dégager et de porter une vision qu’il devra faire partager grâce à son projet d’établissement qu’il va mettre en place et dont l’objectif premier sera de promouvoir dans l’établissement qu’il dirige une action pédagogique, la plus efficace possible. Pointereau et De Saint-Do explique qu’« il ne faut pas perdre de vue que la finalité de l’établissement, la seule vocation de l’école, et par conséquent la mission essentielle des métiers de direction, est que tous les élèves étudient dans les meilleures conditions, et réussissent dans leurs études » (Pointereau et De Saint-Do, 2010, p. 10).

Le CES au Liban, comme ailleurs, a une grande responsabilité dans l’éducation. De plus, la présence du chef d’établissement scolaire catholique (CESC) correspond à une responsabilité spirituelle dévouée à la communauté de l’école quelque soit l’appartenance de cette dernière à une tutelle congréganiste ou diocésaine. Comment se fera donc la nomination des chefs d’établissement scolaire dans les écoles catholiques, sous une tutelle congréganiste ou diocésaine, au Liban ?

 

II-1- La nomination des chefs d’établissement scolaire au Liban

Le CESC au Liban est normalement un prêtre séculier ou régulier, un religieux ou une religieuse. Dans les écoles catholiques diocésaines « habituellement, un prêtre diocésain dirige l’école. Dans le cas où une religieuse ou un laïc est nommé CE, il est courant que l’évêque nomme un prêtre en tant que CE académique ou spirituel » (Tabet, 2001, pp. 69-70). Il est notable que le CE membre de la congrégation religieuse est nommé par le ou la supérieur(e) général(e) ou par le ou la provincial(e) pour servir pendant une période déterminée. Bien qu’il soit associé à un ordre ou à une congrégation, le CE jouit d’une autonomie presque totale dans l’administration quotidienne de l’école et l’évaluation du personnel. Même si l’école se trouve, et c’est normal, dans un diocèse « l’évêque n’a aucune autorité directe sur les affaires internes de l’école » (Tabet, 2001, p. 70).

Par ailleurs, le poste de direction est la plupart du temps occupé par quelqu’un qui n’est pas formellement formé à diriger ou à administrer un établissement scolaire. La routine de nomination au poste d’administration est généralement basée sur l’état d’ancienneté. En outre, un petit nombre d’administrateurs d’écoles « ont des diplômes appropriés dans la gestion scolaire ou des certificats de formation. La majorité de ceux qui sont nommés n’ont pas de diplôme académique dans le domaine de l’administration » (Tabet, 2001, pp. 71-72). En effet, les efforts qui ont commencé récemment forment une réponse définitive aux besoins nécessaires.

De plus, et dans bien des cas, « la même personne est supérieur/supérieure de la communauté religieuses et directeur/directrice de l’établissement » (Awit et Bruel, 2012, p. 105). De ce fait, leur seule vraie hiérarchie est celle de la congrégation et du diocèse dont ils relèvent et qui constitue leur tutelle ayant le pouvoir de nomination.

 

II-2- La direction assurée par les religieux : défis et enjeux

Au Liban, dans la direction scolaire catholique se trouve des prêtres, par exemple, qui ont également une fonction pastorale, à l’intérieur de leur congrégation ou leur diocèse ainsi que la responsabilité d’une paroisse. Pour mener à bien sa mission de prêtre et de directeur d’école, le CE se trouve souvent dans des situations très difficiles. À titre d’exemple, lorsqu’il prend chaque matin le chemin de son bureau, après qu’il ait dit ses prières et sa messe du jour (souvent le matin), le CE rencontre un certain nombre de personnes, collaborateurs ou non, venues lui parler d’un problème dont il faut s’occuper : c’est l’élève qu’il faut voir à tout prix parce qu’il commence à déraper ; un le professeur qui demande à changer une heure de cours ; c’est un autre qui demande qu’on s’occupe du budget de son voyage ; c’est un troisième qui n’a pas pu avoir ses photocopies à temps ; c’est un surveillant qui a un problème avec un élève ; un ouvrier qui demande qu’on aille voir la salle qu’il restaure pour en choisir la couleur ; le gestionnaire qui interpelle sur la difficulté à organiser le travail avec plusieurs absents ; l’adjoint qui lui rappelle qu’il faut impérativement envoyer les rapports sur les remplacements ; et enfin, la secrétaire qui lui rappelle son calendrier chargé par des réunions et des obligations quotidiennes…

La liste est bien longue et nous pouvons évidemment en ajouter encore. Si le CE s’occupait de toutes ces demandes, la majorité d’entres elles ne relevant pas de son rôle propre, avant même de suivre son emploi du temps, il n’aurait clairement pas le temps de tout faire, d’autant plus que la journée scolaire au Liban commence à 08h et se termine au plus tard à 15h. Ceci soulève quelques questions : Ne pouvons-nous pas confier ces tâches à un laïc qui pourrait probablement mieux s’en occuper et laisser aux religieux la mission et la fonction spirituelle au sein de l’école ? Avant de répondre à cette question, il nous paraît important de parler du rôle du CE dans la gestion financière de l’établissement scolaire.

 

II-3- La gestion financière

Comme les établissements scolaires catholiques ne sont pas sous contrat avec l’État, la responsabilité du CE va jusqu’à la fixation du nombre de classes par niveau et par section ainsi que le recrutement des enseignants et du personnel, parce qu’il paie au nom de l’établissement le salaire de tous les personnels, enseignants et non-enseignants. Ainsi, la scolarité des élèves est complètement confiée aux parents sans l’aide de l’État.

La gestion financière est un élément fondamental pour préserver l’ECL. Elle assure la viabilité des activités essentielles de l’école. En tant qu’administrateur, le CE est responsable de la survie de l’école et par suite, la permanence de sa mission religieuse et académique. Par ailleurs, l’ECL, comme toute école privée, vit des frais de scolarité des élèves. Dans la situation de crise permanente au Liban, il doit faire face à la responsabilité des ressources humaines, à la difficile gestion de l’établissement et à la pauvreté de certains parents d’élèves dans les milieux ruraux qui n’arrivent pas à payer la scolarisation de leurs enfants. Tout cela met le CESC dans une situation délicate.

Par conséquent, la gestion financière pratiquée par des religieux au sein de l’ECL force ces derniers à jouer un double rôle, celui de jouer le rôle d’un « père » ou d’une « mère », au moins spirituel[2], et d’assurer le bon fonctionnement de l’établissement : « Il faut bien assurer le fonctionnement de l’établissement. Mais une culpabilité surprenante apparaît : pour plus d’un cet impératif d’assurer l’efficacité est perçu comme un obstacle à la gentillesse, et l’on est désolé d’être obligé de marquer des exigences » (religieuse, CE). Comment concilier alors l’attention aux personnes et le souci de constituer une communauté avec l’objectif d’assurer le bon fonctionnement de l’établissement ? Quelle serait donc la mission des religieux au sein de l’établissement ? Quelle est la dimension spirituelle des CsE ?

 

III-Les religieux comme chef d’établissement scolaire dans un milieu islamo-chrétien

Au Liban, le chef d’établissement scolaire catholique (CESC), comme son homologue séculier, a les mêmes exigences éducatives. Les CsE valorisent l’excellence académique et l’aboutissement éducationnel des élèves. De plus, les parents d’élèves cherchent l’excellence à côté de l’éducation aux valeurs chrétiennes assurées par l’EC pour leurs enfants.

 

III-1- Les attentes des parents de l’école catholique

Le dépouillement des données du questionnaire de l’étude de terrain montre que les parents au Liban, musulmans et chrétiens (catholiques et non-catholiques), inscrivent leurs enfants à l’EC, pour plusieurs raisons. Ils les inscrivent pour leur faire bénéficier d’une éducation de qualité (culturel, linguistique, pédagogique, valeurs humaines et religieuses…), par manque d’établissements musulmans dans la région, ou par refus d’une éducation musulmane, fanatique et sévère.

En répondant à la question[3] sur les raisons pour lesquelles les parents musulmans inscrivent leurs enfants au sein de l’EC, les chefs d’établissements (CsE) voyaient que les parents veulent « fuir le dogmatisme et le fanatisme exercés dans les établissements confessionnels » (CE religieux) ou bien parce qu’ « ils cherchent pour leurs enfants une bonne éducation » (12 CsE) ou enfin, ils cherchent « l’éducation aux valeurs chrétiennes » (CE religieux). Il est important de noter que les musulmans sont divisés en deux mouvances, les sunnites et les chiites, chacun ayant une attitude différente vis-à-vis de la scolarisation dans une école catholique. Un des religieux interviewé racontait que le catéchisme dans son établissement, à majorité chiite, a été supprimé à cause d’une intervention des Imams de la région qui voulaient enseigner à part égal le Coran aux élèves musulmans au sein de l’école. Le résultat fut la suppression de tous les enseignements religieux. Dans d’autres établissements, et toujours selon les paroles des interviewés, nul problème ne se pose à cet égard. Cela ne va pas dire que les sunnites accepteront et les chiites refuseront toujours l’enseignement religieux.

Dans les tableaux 2 et 3, ci-dessous, l’étude de terrain nous apprend aussi que le premier motif pour les parents (65%) et les CsE (93%) est la recherche niveau éducatif qui est lié au pourcentage élevé de succès aux examens officiels.

 

Tableau 2 : Les réponses des CsE

 

Nb

% obs.

Le niveau éducatif lié au pourcentage élevé de succès aux examens officiels

13

92,9%

La présence des religieux dans l’établissement

10

71,4%

L’éducation aux valeurs chrétiennes

8

57,1%

Par tradition

3

21,4%

L’absence de meilleur établissement scolaire dans la région que l’EC

2

14,3%

L’équipement (laboratoire, salle d’informatique, salles des sports, etc.)

1

7,1%

Total

14

 

Le nombre de citations est supérieur au nombre d’observations du fait de réponses multiples (3 au maximum).

 

Tableau 3 : Les réponses des parents d’élèves[4]

 

Nb

% obs

Vous êtes intéressés par le niveau éducatif lié au pourcentage élevé de succès aux examens officiels

807

64,3%

Vous êtes intéressés par l’éducation aux valeurs chrétiennes

547

43,6%

La discipline ou l’encadrement de l’enfant et suivi scolaire

325

25,9%

Vous y avez-vous-mêmes suivi votre scolarité dans cet établissement

319

25,4%

Une formation qui développe la personnalité de l’enfant et favorise son intégration dans la vie active

261

20,8%

L’absence de meilleur établissement scolaire dans la région

236

18,8%

L’établissement est bien équipé au niveau éducatif

210

16,7%

Un de vos proches ou amis vous l’a conseillé

151

12%

Une présence des religieux au sein ou à la tête de l’établissement

147

11,7%

Un membre de votre famille travaille au sein de l’établissement

91

7,2%

La communication ou le rapport entre enfants-professeurs-direction

84

6,7%

La communication ou le rapport entre parents-professeurs-direction

47

3,7%

Total

1256

 

Le nombre de citations est supérieur au nombre d’observations du fait de réponses multiples (3 au maximum).

Le nombre de non réponses est 137.

 

Quant à la présence des religieux au sein ou à la tête de l’établissement scolaire, on note une différence entre les réponses des CsE (majoritairement religieux) et celles des parents : 10/14 des CsE, soit 71,5%, ont répondu que la présence des religieux au sein ou à la tête de l’école incite les parents à inscrire leurs enfants, tandis que 12% des parents se disent réellement intéressés par la présence des religieux.

Le nombre de religieux est en constante diminution, il y a donc moins de religieux disponibles pour remplir les postes administratifs au sein de l’église catholique et de ses établissements scolaires. De plus, « une loi est prévue à la rentrée 2014-2015 obligeant tous les CsE d’obtenir, au moins, une licence de direction scolaire » (Secrétaire général de l’école catholique au Liban).

 

III-2- La mission éducative des religieux aujourd’hui

Diriger un établissement scolaire, dans un milieu qui connaît, jusqu’à l’heure actuelle, des changements à tous les niveaux (politique, religieux et éducatif) sur l’apprentissage intellectuel relève d’une mission impossible. Que dire de ces responsables religieux dans les écoles libanaises qui s’engagent, innovent et craquent parce qu’il faut, à la fois, suivre le mouvement d’une époque qui s’emballe et en même temps sauvegarder l’héritage des savoirs fondamentaux et des valeurs universelles qui assurent la cohésion et la pérennité de toute trame sociale ?

Si diriger un établissement scolaire est une mission impossible, que dire alors du fait de diriger un établissement scolaire chrétien dans un milieu musulman ? France Rollin (1992), distingue trois domaines de direction : diriger ou être un responsable en dernier lieu, diriger en milieu éducatif et diriger en milieu éducatif chrétien. Nous pourrons ajouter un quatrième domaine, celui de la direction d’un établissement scolaire catholique – ou chrétien – en milieu éducatif islamo-chrétien. Diriger en milieu éducatif chrétien, disait-elle, « c’est d’une certaine manière ‘‘autre chose’’ que d’être Proviseur, Principal ou simplement chef d’entreprise. C’est là une réalité, pressentie et exprimée à travers des expériences d’ordre psychologique plus souvent qu’analysée ou théorisée » (Rollin, 1992, p. 74).

Cet « autre chose » utilisé par Rollin pourrait signifier que la direction d’un établissement scolaire catholique par un religieux peut être différente que celle d’un laïc ? Est-ce que le statut et l’identité personnelle du CE incitent plus de parents musulmans et chrétiens à inscrire leurs enfants ? Les tableaux 4, 5 et 6, ci-dessous, présentent les avis des parents, chrétiens et musulmans, sur la présence des religieux à la tête de l’établissement scolaire ainsi que leur demande pour les religieux au sein de l’école.

 

Tableau 4 : La présence des religieux à la tête de l’établissement scolaire semble-t-elle importante et utile ?

Présence

Nb. cit.

Fréq.

Oui

990

78,8%

Non

85

6,8%

TOTAL OBS.

1256

 

La somme des pourcentages est inférieure à 100% du fait des suppressions, 181 des non-réponses.

 

Tableau 5 : Si vous appreniez que l’année prochaine un laïc allait diriger l’établissement scolaire, quelle serait votre réaction ?

Réaction

Nb. cit.

Fréq.

Vous enlèveriez vos enfants de l’établissement

437

34,8%

Vous laisseriez vos enfants dans l’établissement

626

49,8%

TOTAL OBS.

1256

 

La somme des pourcentages est inférieure à 100% du fait des suppressions, 193 des non-réponses.

 

Tableau 6 : Qu’attendez-vous des personnes consacrées dans les ECL ?

Attentes

Nb. cit.

Fréq.

La direction de l’établissement

639

50,9%

La tâche éducative

716

57,0%

L’aumônerie

852

67,8%

L’enseignement religieux

659

52,5%

Autres

13

1,0%

TOTAL OBS.

1256

 

Le nombre de citations est supérieur au nombre d’observations du fait de réponses multiples (3 au maximum).

Le nombre de non-réponses est 157 observations.

 

En lisant les tableaux 4, 5 et 6 ci-dessus, 79% des parents d’élèves trouvent que la présence des religieux à la tête de l’établissement scolaire est une présence utile et importante et 35% d’entre eux enlèveraient leurs enfants si un laïc prenait la direction de l’établissement au lieu d’un religieux. Quant à la demande des fonctions des religieux au sein de l’établissement scolaire, 68% demandent que les religieux s’occupent de l’aumônerie et 51% de la direction scolaire.  Le tableau 7, ci-dessous, montre que l’avis des CsE est très différent : 79% des CsE se voient diriger les établissements et 86% s’occuper de la tâche éducative, tandis que seulement 50% se voient enseigner le catéchisme. Enfin, à noter que 0% des CsE interrogés se voient s’occuper uniquement de l’aumônerie !

 

Tableau 7 : Quelles seraient, selon vous,  les fonctions des religieux CsE dans un milieu islamo-chrétien au Liban ?

Fonctions

Nb. cit.

Fréq.

La tâche éducative

12

85,7%

La direction de l’établissement ou des niveaux

11

78,6%

L’enseignement religieux

7

50,0%

Autres

5

35,7%

La tâche financière

1

7,1%

L’aumônerie

0

0,0%

La présence uniquement

0

0,0%

TOTAL OBS.

14

 

Le nombre de citations est supérieur au nombre d’observations du fait de réponses multiples (3 au maximum).

 

Après l’étude de ces différents tableaux, on peut se demander quelle serait alors la mission spirituelle des CsE scolaire catholique au Liban, dans un milieu islamo-chrétien ?

 

III-3- La dimension spirituelle des chefs d’établissement scolaire

Le CESC a une dimension spirituelle et pastorale qui est susceptible d’être absente des soucis des administrateurs des écoles publiques. Le caractère unique du rôle se trouve dans la responsabilité d’être le guide spirituel de l’école. Sous ce rapport, le CE « promeut et façonne l’identité catholique de l’école tout en motivant le personnel à être fidèle à sa mission fondamentale : l’intégration de la vérité religieuse et des valeurs à la vie » (Tabet, 2001, p. 48). À cet égard, le CESC ne peut avoir aucun doute dans l’exercice de son rôle sur l’exacte identité de l’école. En d’autres termes, il comporte en lui-même les aspects de la vocation d’un guide spirituel et de la vocation d’un dirigeant éducationnel qui tend à l’excellence.

De plus, la mission pastorale ou spirituelle du CE est lié uniquement à sa personne et même « qu’il ne doive en aucun cas déléguer cette responsabilité, même s’il met en place une équipe ou s’il embauche un animateur » (Rollin, 1992, p. 85).

Pour un CESC au Liban, « l’intérêt porté à l’autre, membre d’une autre communauté, n’est pas considéré, forcément, comme une bonne attitude » (Awit et Bruel, 2012, p. 188). De toute façon, une réalité s’impose, les élèves musulmans représentent, dans certains établissements catholiques au sud du Liban, au Nord ou dans la Békaa, par exemple, une part importante de l’effectif, parfois majoritaire. Cela demande une adaptation du projet éducatif et une ouverture d’esprit chez le chef d’établissement. Par ailleurs, même dans les établissements où il n’y a pratiquement que des élèves chrétiens, comme dans une partie du Mont-Liban, on ne peut pas se contenter d’une socialisation limitée à leur communauté, puisque dès la sortie de l’école, c’est le pluralisme que ces élèves rencontrent et que c’est dans cette société multiculturelle qu’ils auront à vivre et à travailler.

Dans la mission pastorale du CE de l’enseignement catholique au Liban une ouverture à l’islam lui est demandée. Pourquoi pas l’intégration d’un dialogue inter-religieux au sein de l’établissement scolaire et dans son projet éducatif ? Il est important de souligner qu’ « un bon management de l’établissement ne s’opposait pas aux référents culturels et religieux qui le fondaient » (Awit et Bruel, 2012, p. 209).

Enfin, la formation théologique et spirituelle des CsE doit être à la hauteur des enjeux et des défis de la société libanaise, multiculturelle et multi-religieuse. Un éventuel atout pour les religieux chefs d’établissement pourrait être mis en valeur à ce propos, en effet ils ont une carrière et une formation théologique. Quel serait alors leur effet au sein de l’établissement ?

 

IV-L’effet d’établissement – l’effet chef d’établissement

L’établissement n’est plus considéré comme il l’était jadis comme n’ayant aucune action sur des résultats entièrement déterminés par l’appartenance familiale, sociale, ethnique, économique et culturelle de son public. Il y a, au sein de l’établissement, une conscience nouvelle, c’est lui qui fait sa propre image, il peut aussi agir sur cette image pour faire sa promotion et attirer le public (El Hoyek, 2008, p. 15).

 

IV-1- Le dilemme du CE religieux : pouvoir – service

La manière d’utiliser le pouvoir et l’autorité dans une direction scolaire est complètement différente de celle d’une entreprise. Il s’agit d’une présence éducative et pédagogique au sein de l’établissement et d’un contact personnel avec toutes les personnes. En outre, dans la dimension chrétienne, un religieux qui dirige un établissement scolaire, anime en référence à l’Évangile les valeurs humaines à l’œuvre de l’école qui, selon la charte éducative de l’ECL, « doit proposer aux jeunes un idéal vivant et entraîner les enfants et les adolescents qui lui sont confiés, vers l’idéal concret le plus élevé qui soit : Jésus Christ et son message évangélique » (SGEC-L, 2008, art. 5, p. 10). La mission du religieux est donc différente de celle de ses collègues de l’enseignement public, voire de l’enseignement privé non-chrétien. Il n’est donc pas un simple proviseur ou principal.

En revanche, il est le responsable de l’établissement scolaire qu’il dirige et non pas un homme de pouvoir. Rollin (1992) distingue entre « l’homme de pouvoir » et « le responsable ». Le premier, disait-elle, « exerce le pouvoir à ses propres fins, il a le goût de la domination ; le second utilise les pouvoirs qui lui ont été remis en vue d’assurer les finalités éducatives et chrétiennes de l’établissement. Il doit donc les utiliser sans en avoir peur » (p. 77). De plus, le pouvoir, pour un religieux, ne doit pas être un but en soi mais un moyen pour réaliser de bons projets. Il doit exercer son rôle et sa mission en tant que CES pour une réconciliation de ce dilemme : pouvoir et service. Cette réconciliation trouve son apogée dans la personne du Christ « venu pour servir et non pour être servi » (Mt. 20,28).

Parler d’un effet établissement, c’est parler de l’effet de nombreux facteurs externes comme le contexte familial des élèves mais aussi internes à l’établissement scolaire comme le climat. L’administration de l’établissement occupe une place de choix parmi ces facteurs qui expliquent les différences d’efficacité entre les établissements. Cette administration est souvent assurée par une équipe, formée d’au moins trois personnes, à la tête de laquelle se trouve le chef.

 

IV-2- Effet chef d’établissement – effet du chef d’établissement

Éric Débarbieux explique nettement que « l’effet d’établissement est bien souvent – au positif comme au négatif – un effet chef d’établissement, ce qui rend le système d’autant plus fragile, puisqu’il repose désormais sur des personnes plus que sur des institutions » (Cahiers pédagogiques, n° 354). Tandis qu’Alain Picquenot, cité par Mazalto (2002) nuance d’effet CE en différenciant l’effet chef d’établissement de l’effet du chef d’établissement. Le premier, précise-t-il, est induit « par la place d’un acteur dans un système ». Avec beaucoup de discernement, il considère que l’effet chef d’établissement est un phénomène résultant d’établissements sous-organisés, sous-administrés, focalisant le fonctionnement autour d’une seule personne en ignorant le travail des collaborateurs. Le CE n’a d’autre choix que d’être omniprésent, d’agir sur plusieurs fronts, prendre des décisions dans l’urgence, avec toutes les dérives possibles. En revanche, l’effet du chef d’établissement résulte de la personnalité, du charisme, du coefficient personnel d’une personne dans des jeux de relation, d’autorité et de pouvoir entre des personnes et des groupes. Toute la différence est dans un article, entre avoir l’autorité et avoir de l’autorité ! (Mazalto, 2002, pp. 89-90) Les subtilités de la langue française sont bien utiles pour préciser ces notions.

Le CE au Liban, est très largement autonome, mais tous ses collaborateurs, enseignants et administratifs doivent avoir, sous son autorité, une part importante de responsabilité et donc d’autonomie dans leur travail. Un chef qui voudrait tout savoir, tout voir, tout contrôler par lui-même entraînerait des conflits, des malentendus, des oppositions conduisant à l’échec. « Il n’y a de véritable autorité que morale. L’autorité morale est construite et conquise par la reconnaissance, l’adhésion, l’acceptation de celles et ceux qui sont soumis à cette autorité. Les bonnes intentions ne suffisent pas » (Awit et Bruel, 2012, p. 117). Un chef doit être conscient de son « image » qui dépend beaucoup de son comportement quotidien sur le plan relationnel. La compétence technique étant supposée acquise, tout dépend de l’attitude du CE dans ses relations quotidiennes avec tous ses partenaires de la communauté éducative.

L’effet chef d’établissement dans le travail en équipe ou dans la relation du CE envers la communauté éducative au sein de l’établissement scolaire, est bien défini par Abadie (2007) et qui rejoint également le but de ma recherche. Organiser, précise-t-il, « c’est avant tout tenir compte de l’humain afin que les hommes et les femmes puissent travailler et créer ensemble. Agir, c’est d’abord mettre les autres en action ». Plus tard, il définit l’autorité qui passe par « la reconnaissance de chacun et la prise en compte de l’individu sur le lieu même de son travail. Chacun est acteur au sein de l’établissement, le plus difficile est qu’il est persuadé et qu’il accepte. Être acteur est souvent moins confortable qu’être spectateur » (Abadie, 2007, p. 13).

 

V-Recommandations et ouvertures

L’abondante recherche consacrée au CE permet de caractériser sa position d’influence. De nombreux acteurs l’identifient en tant qu’homme clé du système scolaire pour son rôle déterminant autant dans la mobilisation des enseignants et dans les performances scolaires que dans le pilotage de l’école et de son projet éducatif (El Hoyek, 2008, p. 54).

Selon Christian Forestier, cité par El Hoyek (2008), le rôle déterminant du CE, pierre angulaire, clef de voûte, moteur de la dynamique, est unanimement reconnu. Il lui appartient de « tirer parti du potentiel de créativité des équipes pédagogiques pour mettre en œuvre des projets innovants et impulser une véritable politique pédagogique au service de la réussite de tous les élèves » (El Hoyek, 2008, p. 55).

Antoine Prost, cité également par El Hoyeck (2008) reconnaît que « le rôle des CsE est… décisif : chacun donne à son lycée son style propre, et l’opinion a clairement conscience de ce que le climat de chacun d’eux doit au style et à l’action du proviseur » (p. 55).

On peut donc croire à l’effet du chef d’établissement, le chef ayant une influence considérable, non seulement sur les performances des élèves et les résultats scolaires, mais aussi sur le climat qui règne au sein de l’établissement et les relations entre les acteurs. Cette influence est due à la fois à sa personnalité, ses compétences, sa formation, sa politique et ses conviction pédagogiques, son style de direction ou son profil de chef. C’est pourquoi, nous voyons qu’aujourd’hui la formation à la direction scolaire est obligatoire pour les religieux dédiés à diriger les écoles catholiques au Liban, pour que ces dernières restent à la hauteur du niveau qu’elles ont assuré depuis leur création.

Cependant, vu le manque des vocations religieuses dans les congrégations comme dans les diocèses au Liban, plusieurs CsE interviewés souhaitent et même réfléchissent à la passation de direction aux laïcs. Le secrétaire général de l’enseignement catholique exprime qu’ « il est nécessaire de former les enseignants et les personnes laïques sur la base du travail administratif au sein de l’Église. Certains laïcs gèrent l’école ou les institutions mieux qu’un moine en raison de leur engagement... À mon avis, l’enseignant ou le personnel dans l’école chrétienne devrait être élevé de manière spirituelle. En d’autres termes, il doit avoir une connaissance profonde de l’Évangile et les sacrements de l’église... Par conséquent, la formation des enseignants et du personnel est très importante dans les écoles. Il convient de noter que ce phénomène n’est pas loin, nous ne pouvons pas nier qu’il y a une crise de vocations sacerdotales, c’est pourquoi on ne peut pas éviter le recours aux personnes laïques » (SGEC).

Pour finir, la mentalité actuelle des Libanais, d’après l’enquête et les entretiens, ne permet pas encore de passer complètement le relais de la direction scolaire des établissements catholiques aux laïcs, il est temps donc de créer et d’élargir l’équipe scolaire et de partager les nombreuses fonctions du CE avec des laïcs. Profitons alors du système éducatif français dans lequel il existe une grande équipe qui travaille au sein de l’école aux côtés du CE et qui s’occupe de la vie scolaire et dont les postes n’existent pas dans la majorité des établissements catholiques au Liban, comme par exemple : le CPE[5], l’OGEC[6], des directeurs (premier et second degré)… En conséquence, le CE religieux reste le représentant de sa tutelle, de l’État et le responsable moral de l’établissement scolaire qu’il dirige. Les fonctions et les tâches de direction, une mission partagée entre les laïcs et les religieux est à penser…

 

Bibliographie

Abadie, A. (2007). La démocratie n’est pas que laffaire du chef ! Les Cahiers pédagogiques (N° 458), pp. 8-48.

Abou Ali, I. (2011). Lenseignement de la photosynthèse au Liban : Quelles missions éducatives ? Quelles mises en œuvres ? Contribution pour une analyse curriculaire. Thèse de Doctorat de l’Ecole Normale Supérieur de Cachan. Cachan.

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Awit, H. et Bruel, E. (2012). Devenir acteurs dun projet éducatif, les enjeux dune formation du personnel des établissements scolaires au Liban. Beyrouth : L’Harmattan, USJ.

Chélala, H. (2012). Du traumatisme à la résilence chez les élèves dans les classes primaires dans le contexte de la guerre de juillet 2006 au Liban-Sud. Thèse de doctorat de l’Université Michel de Montaigne. Bordeaux, France.

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Frayha, N. (s.d.). Évolution du Curriculum, éducation et cohésion sociale au Liban. Consulté le 17/01/2011 sur le site web : UNESCO : www.ibe.unesco.org

Gharib Mrad, Y. (2011). La communication au sein des établissements scolaires et la motivation des enseignants. Thèse de doctorat. Beyrouth : USJ.

Mazalto, M. (2002). Une école pour réussir : l’effet établissement. Paris : l’Harmattan.

Pointereau, D. et De Saint-Do, Y. (2010). Le rôle pédagogique du chef détablissement, nouvelles missions, nouveaux outils (5ème éd.). Paris, France : Berger-Levrault.

Rollin, F. (1992). Chef détablissement, des métiers une passion. Lyon : Chronique Sociale.

SGEC-L. (2002). Actes du dixième colloque annuel. Beyrouth, Liban : SGEC-L.

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SGEC-L. (2009). Référentiel métier du chef détablissement. Beyrouth : CEPEC / L. Bouchard.

Synode patriarcal maronite. (2008). Dossier III, lEglise Maronite et le Monde daujourdhui. Texte 16 : lEglise Maronite et léducation : lenseignement général et lenseignement technique, pp. 545-602. Liban : Bkerké.

Tabet, M. (2001). Rôle du chef détablissement de lécole catholique dans le Liban daprès-guerre. Jounieh, Liban : Éditions Apôtres.

 



[1] Nous désignerons par religieux toutes les personnes qui se consacrent à Dieu : Prêtres (religieux ou diocésain), religieux et religieuses.

[2] D’ailleurs c’est bien le titre que l’on donne ou donnait pour les religieux(ses), aux supérieurs et aux supérieures d’une école

[3] Quelles sont, à votre avis, les raisons pour lesquelles les parents musulmans inscrivent leurs enfants dans une école catholique au Liban ? (3 réponses au maximum).

[4] Pourquoi avez vous choisi l’école catholique comme lieu d’éducation pour vos enfants malgré des frais de scolarité ?

[5] Conseiller principal d’éducation.

[6] Organisation de Gestion de l’Enseignement Catholique.