388/6 - Principes éducatifs sous tendant le développement des dispositifs de mini-entreprises dans l’enseignement secondaire français

Mohamed Ait M’bark

Proféor -CIREL, EA 4354, Université Lille 3

                                                                                                                   

Cette enquête s'articule avec à la fois notre recherche de Doctorat , qui porte sur les effets des dispositifs de ME chez les élèves, du point de vue de la construction de leur sentiment d'efficacité personnelle[1] (Bandura, 1997 ; Carré, 2004 ; Lecomte, 2004), ainsi qu'avec une recherche collective de notre Laboratoire. Celle-ci vise notamment à comprendre l'éducation à l'entreprenariat ou à l'esprit d'entreprendre, sous l'angle des relations école/entreprise et école/travail.

 

      En matière d’éducation à l'entreprenariat (par la suite appelée ÉE), lorsqu'il s'agit d'identifier l'existence et/ou la co-existence de principes éducatifs, cela ne va pas de soi. Dit d'une autre manière, l'essor de  cette éducation à (qu'on peut inclure dans la catégorie des éducations à...à la citoyenneté, à la santé, à la paix, etc.) tant dans l'enseignement secondaire français, qu'au niveau international, nous amène à nous intéresser aux principes éducatifs qui la sous-tendent. Le Junior Achievement (JA Worldwide) est une organisation qui intervient, comme son nom l'indique, dans différents pays à travers le monde, et avec un dispositif intitulé « Entrepreneurship education programme ». Celui-ci trouve son équivalent français dans le dispositif des mini-entreprises (mini-company, student enterprise, etc.), mis-en-œuvre dans l'enseignement secondaire français, notamment via l'association Entreprendre pour apprendre (EPA – France)[2].

 

       Pour rendre compte de nos travaux de recherche, nous évoquons dans un premier temps la notion d'action, en lien avec notre objet d'investigation et avec la prise en compte des multiples représentions des acteurs (Becker, 1998). Ensuite, nous évoquons certaines particularités relatives à la démarche d'éducation par projet, cela notamment en lien avec les dispositifs de mini-entreprises que nous avons observés, et à partir de notre terrain d'enquête (principalement sur l'Académie de Lille).

 

1. Des démarches d'éducation par l'action (learning by doing) : une notion d'action relative, et en lien avec notre objet d'investigation

 

      Pour traiter cette dimension de notre problématique, et celle plus large qui consiste à situer l'ÉE parmi les « éducation à », nous envisageons de prendre en compte certains aspects qui peuvent sembler éloignés de nos préoccupations évoquées précédemment. Par exemple, comment à la fois devons-nous définir la notion d'action, et la prendre en compte dans le cadre de notre sujet d'investigation ?  A elle seule, peut-elle expliquer une démarche pédagogique qui prend son origine en 1919 aux États-Unis, sous l'appellation de Junior Achievement (Pépin, 2011), et perdure encore de nos jours ? Comme nous pouvons l'observer, la notion d'action mérite ici d'être  explorée.

 

1.1 Une notion d'action relative et en lien avec notre objet d'investigation

 

      Selon nous, cette notion s'avère relative, en ce sens qu'elle peut s'attacher à une conception particulière de la société et/ou de l'individu. Par exemple, cette notion peut se définir dans une conception qui relève du « fonctionnalisme », théorie développée par Talcott Parson[3]. Elle peut également trouver sa principale signification dans une conception de l'acteur en prise avec des problématiques et des tensions qui traversent son temps[4]. Une autre prise en compte de la notion d'action correspond à celle du philosophe John Dewey[5], qui considère l'action comme un ensemble de faits qui doivent se vérifier empiriquement, tout en indiquant la nécessité d'un cadre éthique, qui garantie une vérité à travers cette procédure de vérification (Leroux, 1995).

 

      En lien avec notre sujet d'investigation, et plus particulièrement, avec notre objet de recherche qui est celui d'une identification des principes éducatifs sous-tendant des dispositifs de mini-entreprises, il est également important de tenir compte de cette notion d'action, puisque comme l'indique Matthias Pépin (2011a): «  (…) l’apprentissage expérientiel (experiential or action learning), qui consiste à développer et renforcer des savoirs dans la pratique et l’action, constituerait une démarche pédagogique privilégiée, de sorte que les acquis académiques ne restent pas cantonnés à leur stricte pertinence scolaire (Jones & Iredale, 2010). L’approche expérientielle prend souvent, en milieu scolaire, des allures de pédagogie du projet, qui se voudra ici entrepreneurial. » (Pépin, 2011, P. 316). Nous pouvons constater d'une part que l'apprentissage expérientiel correspond à une éducation par l'action (action learning), et d'autre part, que cette approche par l'expérience peut prendre la forme particulière de pédagogie du projet.

 

1.2 La notion d'action en lien avec les représentations des acteurs

 

      La notion d'action - qui demande d'ailleurs à être clarifiée, notamment dans le sens que les acteurs lui confèrent - est présente à de nombreuses reprises, au sein de notre corpus ; pour ainsi dire, elle s'avère omniprésente (entretiens, notes d'observations participantes, documents des acteurs, etc.). En ce sens, nous pouvons citer les propos suivants « faut t'jeter à l'eau », relevés lors de nos observations. Ces propos tenus à l'égard d'un élève de 3ème pré-professionnel par une enseignante, dans le cadre d'une proposition d'activité liée à la mini-entreprise, illustre selon nous une manière particulière de mobiliser la notion d'action. Par conséquent, la question est de savoir, comment nous pouvons caractériser cette manière de mobiliser la notion d'action, dans le cadre à la fois des activités des mini-entreprises, et de manière plus générale de l'ÉE. De même, il s'agit de savoir si les propos exprimés par l'enseignante, signifient qu'elle a mobilisé délibérément la notion d'action, cela dans le cadre d'une pédagogie  particulière. Nous pouvons penser que non.  En effet, nous postulons que les représentations d'une partie des acteurs, voire de plusieurs types d'« intervenants » (assistants d'éducation, enseignants, « parrains » bénévoles, etc.), liées à la notion même d'action qui s’avèrent nombreuses et diverses au sein de notre corpus, doivent être prises en compte dans une perspective d'analyse et d'identification des principes éducatifs qui sous-tendent leur pratique relative à l'ÉE.

 

     

      D'autres références à cette notion sont mentionnées par les différents acteurs, notamment à travers les termes de « plan d'action », de « rétro-planning », ou encore par la formule « avec les actions, on peut gagner plus (d'argent) » (une élève). Dans les pratiques que nous avons relevées, ces expressions peuvent traduire la réalisation de tâches successives, plus ou moins planifiées dans le temps par les élèves, avec l'accompagnement des enseignants, et celui de différents acteurs mobilisés dans le cadre des dispositifs de mini-entreprises (« Parrains » bénévoles, référent-e-s EPA, etc.).

 

 

2. Mise-en-œuvre des mini-entreprises garantissant une approche éducative par et à travers le projet ?

 

      Une mini-entreprise a comme caractéristique d'être créée par un groupe d'élèves, qui mettent en place les conditions de son fonctionnement tout au long de l'année scolaire. En fait, elle est une sorte de « copie conforme » de l'entreprise réelle, et à ce titre telle que chacun d'entre nous peut se la représenter, notamment, selon sa propre expérience, et son niveau de connaissance dans le domaine concerné. Ajoutons par ailleurs que l'entreprise est avant tout le fruit d'une activité humaine, qu'elle soit individuelle et/ou collective. A partir de cette définition qui nous semble pertinente, tout en nous gardant de vouloir « sacraliser » cette notion d'entreprise et les dispositifs de mini-entreprises qui en découlent, voyons certaines conditions nécessaires à « l'application » d'une approche éducative par et à travers le projet.

 

  1. Des conditions nécessaires à une approche éducative par et à travers le projet

 

      La mise en œuvre des mini-entreprises, avec l'accompagnement pédagogique d'un-e ou plusieurs enseignant-e-s, comme nous l'avons observé dans les établissements scolaires du second degré, peut tout à fait correspondre à une approche privilégiant la pédagogie par projet. Les deux aspects du projet, nécessaire à sa mise en œuvre réelle - et en tant que condition d'une approche qui se réclamerait d'une pédagogie du projet- semblent respectées[6], à savoir : « (…) La première, qu'il appelle le « projet-visée », est « L'intention exprimée, ici et maintenant, de façon vague ou précise, de tenter, de réaliser, de faire quelque chose, dans quelque futur, proche ou plus lointain ; intention assortie ou non des moyens de sa réalisation, c'est-à-dire de sa stratégie ». Il indique les finalités, les valeurs qui précèdent et sous-tendent l'action. La seconde, le « projet programmatique », précise « le détail ordonné, la prévision de ce que l'on entend faire ultérieurement: c'est, alors, le dessin, et d'une certaine manière, le dessein, mais plus spécialement, le plan ou le programme, le modèle, l'esquisse, le canevas, l'épure, le scénario, la maquette, le schéma, mise en forme logique de ce qui est anticipé ». (V. Youx, 2001, P. 98-99).

 

      Ces deux aspects, l'un davantage lié aux finalités et aux valeurs, et l'autre à des formes de programmation, sont bien présents tant dans les pratiques de l' ÉE que nous avons observées, que dans les discours des personnes interviewées (enseignants, élèves). Par exemple, nous avons relevé par un animateur de l'association EPA lors de « séances ventes » organisées en direction des élèves. l'expression suivante, « la responsabilité sociale et économique dans la mini-entreprise ». Nous pouvons noter d'une part que cette expression est prononcée par un type d'acteur, en l’occurrence celui de référent associatif, et d'autre part que celle-ci peut dénoter une volonté d'introduire un certain type de valeur, celle de « responsabilité économique et sociale », cela à travers la mise en œuvre des projets de mini-entreprises eux-mêmes. Nous avons également relevé le terme de « rétro-planning », qui est un instrument de planification, employé lors de séances consacrées à l'ÉE. Ce terme évoqué dans le cadre du fonctionnement de plusieurs mini-entreprises, dénotent une présence de support organisationnel lié au projet (Youx, Ibid.), et qui peuvent être une des deux conditions nécessaires à une pédagogie de ou par projet. 

 

 

  1. La mise en œuvre de la mini-entreprise et l'approche d'éducation à travers le projet

 

      Une enseignante de Collège, qui enseigne par ailleurs le français, et qui accompagne pour la première année un groupe d'élèves d'une mini-entreprise, dont elle est la professeure principale, s'exprime, dans le cadre d'un entretien semi-directif, de la manière suivante :

 

Enquêteur :  « D'un point d' vue assez large comment vous définissez une mini-entreprise ?

(...)

  •  Donc.. pour moi c'est... c'est vraiment... une entreprise qui appartient aux élèves ... l'idée part des élèves, c'est à eux d' mener cette idée... jusqu'au bout pour qu'elle... pour qu'elle se concrétise et qu'elle se réalise.

E: D'accord,

  • Après ça leur apprend des tas de choses, à gérer l'argent... a... à gérer un groupe aussi, vous avez pu l' voir (rire)

E: Oui, oui...

  • A... apprendre euh... ben des uns et des autres euh... apprendre au niveau des comportements,  à gérer les comportements aussi... et là nous aussi on découvre euh... des élèves sous un jour nouveau parc' que... y' a des caractères qui s' révèlent... différent de c' qu'on a en classe...

E: D'accord. Vous avez parlé de projet pour vous c'est.une caractéristique...?

  • Ah ouai... moi j' pense que...oui... tout part du projet initial après euh... après on a pu qu'à tout... à faire en sorte que ce projet aille jusqu'au bout.

E: Oui

  • Mais... oui sans l' projet euh...

E: D'accord... la mini-entreprise c'est un projet en soi en fait... c'est ça ?

  • Oui. Pour moi c'est un projet de... des enseignants, un projet des élèves... ça fait partie de l'établissement aussi... »

 

     Comme ces propos d'entretien l'indiquent, d'une certaine manière, lorsque nous évoquons l' ÉE à travers des dispositifs de mini-entreprises, il est difficile d'occulter l'existence de dimensions propre à la pédagogie de ou par projet. Toutefois, la mise en œuvre de la mini-entreprise, comme projet en soi et/ou comme « vrai projet », ne dois pas être confondu avec l'approche pédagogique elle-même, et qui relèverait d'une démarche éducative par projet[7]. En ce sens, nous pouvons considérer que l'éducation par projet correspond à un apprentissage à travers le projet (Reverdy, 2013).

 

     Par ailleurs, il nous faut relativiser ce constat lié à l'existence d'une pédagogie de ou à travers le projet, qui sous-tendrait l'ÉE. En effet, nous l'avons indiqué dans une partie précédente, ce type d'éducation à travers le projet, particulièrement en ce qui concerne l'ÉE, peut incarner une forme d'éducation à travers l'action, learning through doing[8].

 

Conclusion

 

            Nous l'avons évoqué, l'apprentissage expérientiel et celui par l'action qui ne se distinguent pas, peuvent prendre la forme, en ce qui concerne les pratiques d'ÉE, d'une pédagogie de projet (Pépin, 2011). Néanmoins, l'identification des méthodes éducatives mobilisées dans le cadre d'un dispositif d'apprentissage lié la mise en place des mini-entreprises, nous a amené à tenir compte des multiples représentations des acteurs (Becker, Opcit.), notamment celles relative à la notion d'action, qui peut se trouver au centre de l'approche qui sous-tend le dispositif en question. En ce sens, l'omniprésence de cette notion d'action, que nous avons relevée au sein de notre corpus, peut indiquer que la logique d'action prend le pas sur celle de la formation liée à la démarche de projet (Perrenoud, 1998).

 

            Au final, nous pouvons indiquer que l'ÉE, comme les « éducations à » d'une manière générale, peuvent être identifiées en prenant en compte la particularité de la démarche et/ou du principe éducatif qui les sous-tendent. En ce sens, nous pouvons distinguer différentes approches pédagogiques, comme  celles par investigation, par résolution de problème, ou encore par étude de cas, qui ne peuvent être considérées comme un apprentissage par projet (Savery, 2006 ; Reverdy, 2013).

           

 

Références bibliographiques :

Audigier F., (2012) Les éducations à…et la formation au monde social. Recherches en didactiques, 14, p.47-64.

Becker H.S, Les ficelles du métier : guide de recherche en sciences sociales/postf Henri Peretz, Howard S. Becker ; trad de l'anglais Jacques Mailho, rév par Henri Peretz. - Paris : La Découverte, 2002. (Édition originale, 1998)

Champy-Remoussenard P. (2012), L’éducation à l’entreprenariat  : enjeux, statuts, perspectives. Spirale, 50, p. 39-51.

Dewey J., « La démocratie créatrice : la tâche qui nous attend / Creative Democracy—The Task Before Us », Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2, 1995, p. 41-48.URI: http://id.erudit.org/iderudit/800979ar - DOI: 10.7202/800979ar - Traduction française de Sylvie Chaput.

Dubet F., « TOURAINE ALAIN (1925- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juillet 2013. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/alain-touraine/

Leffler E., (2009) The many faces of Entrepreneurship : a discursive battle for the school arena. European Education Research Journal, vol. 8, number 1, 2009.(www.wwwords.eu/EERJ )

Leroux F. , Démocratie et expérience : introduction à la démocratie créatrice de John Dewey

Horizons philosophiques, vol. 5, n° 2, 1995, p. 20-40.  (URI: http://id.erudit.org/iderudit/800978arDOI: 10.7202/800978ar )

Letonturier E,. « LE SYSTÈME SOCIALlivre de Talcott Parsons », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juillet 2013. URL :http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/le-systeme-social/

Pépin M. L’entrepreneuriat en milieu scolaire, de quoi s’agit-il ? (2011) McGill Journal of Education / Revue des sciences de l'éducation de McGill, vol. 46, n° 2, 2011, p. 303-326.URI: http://id.erudit.org/iderudit/1006441ar DOI: 10.7202/1006441ar

Pépin M., L’éducation entrepreneuriale au primaire et au secondaire : Gros plan sur la micro-entreprise scolaire,

REVUE CANADIENNE DE L’ÉDUCATION 34, 3 (2011): 280-300, ©2011 Canadian Society for the Study of Education/ Société canadienne pour l’Étude de l’Éducation.

Perrenoud P. (1998), « Réussir ou comprendre? Les dilemmes classiques d’une démarche de projet ». Genève : Université de Genève.

En ligne :<http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1998/1998_39.html>.

Perrenoud P. (2001) Le projet personnel de l’élève, une fiction ?, Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Université de Genève.

Reverdy C. (2013). Des projets pour mieux apprendre ? . Dossier d’actualité Veille et Analyses, n°82
En ligne : http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=82&lang=fr

Savery J.R.(2006). Overview of Problem-based Learning: Definitions and Distinctions. Interdisciplinary Journal of Problem-based. Learning, 1. En ligne: http://dx.doi.org/10.7771/1541-5015.1002

Youx V., « Innovation ou continuité ? Le projet pluridisciplinaire à caractère professionnel », Le français aujourd'hui, 2001/2 n° 133, p. 97-106. DOI : 10.3917/lfa.133.0097 (http://www.cairn.info/revue-le-francais-aujourd-hui-2001-2-page-97.htm)

 

 


[1]   Cette Thèse qui est en cours de réalisation, sous la direction de Patricia Remoussenard, porte le titre suivant : Attachement social et sentiment d’efficacité personnelle des jeunes dans les pratiques d’éducation à l’entreprenariat - Une étude des dispositifs de mini-entreprises dans l’enseignement secondaire français.

[2]   Sur le site internet de cette Association, il est fait référence à l'historique du Junior Achievement, né en 1919 aux États-Unis.(URL:http://france.jaye.org/pls/apex31mb/fp=17000:1002:1930801805545337:::1002:P1002_HID_ID:7333 )

[3]   E. Letonturier, « LE SYSTÈME SOCIALlivre de Talcott Parsons », cf. références bibliographiques.

[4]   F. Dubet, « TOURAINE Alain, (1925- ) », cf. références bibliographiques.

[5]   Il est considéré comme un des précurseurs aux États-Unis de l'élaboration d'une pédagogie par projet (Reverdy, 2013) .

[6]             J. Ardoino (2000), Les Avatars de l'éducation. Pédagogie de projet ou projet éducatif ?, PUF, p. 138-148. in V. Youx, Innovation ou continuité ? Le projet pluridisciplinaire à caractère professionnel, Le français aujourd'hui, 2001/2 n° 133, p. 97-106

[7]   Sur ce sujet C. Reverdy  fait référence à  Perrenoud, qui cite  Vygotski  (Reverdy, 2013) 

[8]   Cette expression a été relevé sur différents documents (plaquette de présentation, etc.) provenant du site internet de JA Worldwide ( https://www.jaworldwide.org/Pages/default.aspx) et JA -YE (Young enterprise) : http://www.ja-ye.org/