366 - La formation à l’insertion, une activité de service à part

Ioana DEICU

Université de Strasbourg (LISEC), France

 

Mots clés : situation de service, pratiques professionnelles, formateurs en insertion, évaluation

 

Cette contribution explore la possibilité de considérer la formation, et particulièrement celle à l’insertion, comme une prestation de service. Mais les activités à visée formative se distinguent nettement des autres activités de services, à finalité administrative ou commerciale (Gonzalez, Claire-Louisor et Weill-Fassina, 2001). Comme pour d’autres secteurs du service public (Thèvenet, 1998), l’évolution de la « relation fournisseur/client » vers une « relation de partenariat » (Sandras, 2002), l’accroissement des contraintes économiques et financières réinterroge les pratiques liées à la formation et soulève la question de l’évaluation de l’efficacité des actions menées (Aballéa, 1998 ; Gerard, 2001). En outre, pour connaître, quelle est la nature des différentes logiques auxquelles les prestataires de formation doivent faire face et les rapports qu’ils entretiennent avec les autres acteurs de la « relation de service » (Tertre, 2005 ; Villatte, Teiger et Caroly-Flaguel, 2005) nous avons réalisé une recherche qualitative auprès des formateurs œuvrant dans le champ de l’insertion. L’analyse des discours portant sur les pratiques déclarées permet de comprendre comment les formateurs s’ingénient à ce que le demandeur d’emploi participe à la production du service, comment ils construisent le « diagnostic d’aptitude » du stagiaire et ils gèrent les négociations avec les prescripteurs, les commanditaires et les employeurs potentiels. À partir de ces résultats nous souhaitons poursuivre notre réflexion sur les compétences mobilisées par les formateurs en insertion lors des situations de « travail pour et avec d’autres humains » (Mayen, 2007), sur la pertinence des critères utilisés généralement pour évaluer leur efficacité mais aussi interroger leur professionnalité.

 

Références bibliographiques:

Aballéa, F. (1998) Injonctions de la commande publique et mutations des organismes de formation associatifs. In R. Bourdoncle et L. Demailly, (Ed.) Les professions de l’éducation et la formation (p. 129-138). Villeneuve d’Ascq : Presse Universitaire du Septentrion.

Gerard, F.-M. (2001). L'évaluation de la qualité des systèmes de formation, Mesure et évaluation en éducation, 24 (2-3), p. 53-77.

Mayen, P. (2007). Quelques repères pour analyser les situations dans lesquelles le travail consiste à agir pour et avec un autre, Recherches en Éducation, 4, 51-64.

Sandras, J.-C. (2002) Relation de partenariat et recomposition des métiers. In F. Hubault, (Ed.) La relation de service et questions nouvelles pour l’ergonomie, (p. 209-224). Toulouse : Octarès.

Tertre du, Ch. (2002). Services, « relation de service » et « économie immatérielle ». In F. Hubault (Ed.) La relation de service et questions nouvelles pour l’ergonomie (p. 225-235). Toulouse : Octarès.

Thévenet, M. (1998). Les dimensions oubliées de la relation client, Éducation permanente, 137, 121-128.

Villatte, R. Teiger, C. et Caroly-Flaguel, S. (2005). Les activités des travailleurs sociaux : du « travail social » à la « médiation et l’intervention sociale ». In M. Cerf et P. Falzon (Ed.) Situations de service : travailler dans l’interaction (p. 155-178). Paris : PUF.

 

Ioana DEICU

Université de Strasbourg (LISEC), France

 

Mots clés : situation de service, pratiques professionnelles, formateurs en insertion, évaluation

Résumé : Cette contribution explore la possibilité de considérer la formation, et particulièrement celle à l’insertion, comme une prestation de service. Mais les activités à visée formative se distinguent nettement des autres activités de services, à finalité administrative ou commerciale (Gonzalez, Claire-Louisor et Weill-Fassina, 2001). Comme pour d’autres secteurs du service public (Thèvenet, 1998), l’évolution de la « relation fournisseur/client » vers une « relation de partenariat » (Sandras, 2002), l’accroissement des contraintes économiques et financières réinterroge les pratiques liées à la formation et soulève la question de l’évaluation de l’efficacité des actions menées (Aballéa, 1998 ; Gerard, 2001). En outre, pour connaître, quelle est la nature des différentes logiques auxquelles les prestataires de formation doivent faire face et les rapports qu’ils entretiennent avec les autres acteurs de la « relation de service » (Tertre, 2005 ; Villatte, Teiger et Caroly-Flaguel, 2005) nous avons réalisé une recherche qualitative auprès des formateurs œuvrant dans le champ de l’insertion. L’analyse des discours portant sur les pratiques déclarées permet de comprendre comment les formateurs s’ingénient à ce que le demandeur d’emploi participe à la production du service, comment ils construisent le « diagnostic d’aptitude » du stagiaire et ils gèrent les négociations avec les prescripteurs, les commanditaires et les employeurs potentiels. À partir de ces résultats nous souhaitons poursuivre notre réflexion sur les compétences mobilisées par les formateurs en insertion lors des situations de « travail pour et avec d’autres humains » (Mayen, 2007), sur la pertinence des critères utilisés généralement pour évaluer leur efficacité mais aussi interroger leur professionnalité.

Références bibliographiques:

Aballéa, F. (1998) Injonctions de la commande publique et mutations des organismes de formation associatifs. In R. Bourdoncle et L. Demailly, (Ed.) Les professions de l’éducation et la formation (p. 129-138). Villeneuve d’Ascq : Presse Universitaire du Septentrion.

Gerard, F.-M. (2001). L'évaluation de la qualité des systèmes de formation, Mesure et évaluation en éducation, 24 (2-3), p. 53-77.

Mayen, P. (2007). Quelques repères pour analyser les situations dans lesquelles le travail consiste à agir pour et avec un autre, Recherches en Éducation, 4, 51-64.

Sandras, J.-C. (2002) Relation de partenariat et recomposition des métiers. In F. Hubault, (Ed.) La relation de service et questions nouvelles pour l’ergonomie, (p. 209-224). Toulouse : Octarès.

Tertre du, Ch. (2002). Services, « relation de service » et « économie immatérielle ». In F. Hubault (Ed.) La relation de service et questions nouvelles pour l’ergonomie (p. 225-235). Toulouse : Octarès.

Thévenet, M. (1998). Les dimensions oubliées de la relation client, Éducation permanente, 137, 121-128.

Villatte, R. Teiger, C. et Caroly-Flaguel, S. (2005). Les activités des travailleurs sociaux : du « travail social » à la « médiation et l’intervention sociale ». In M. Cerf et P. Falzon (Ed.) Situations de service : travailler dans l’interaction (p. 155-178). Paris : PUF.